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Annonce De Jagmeet Singh à L'occasion Du Mois De L'histoire Autochtone

En 2009, le mois de juin a été désigné “Mois de l’histoire autochtone”. C’est une occasion de souligner les réalisations phénoménales d’artistes, d’activistes et de communautés autochtones d’un océan à l’autre, à l’autre.

La liste des personnes dignes de mention est sans fin. Il y a Roméo Saganash qui a été élu à la Chambre des Communes quelques décennies après avoir été kidnappé pour être envoyé dans une école résidentielle. Il y a Natasha Kanapé Fontaine qui par son art créé des espaces où les cultures autochtones peuvent mieux s’épanouir. Il y a Maïté Labrecque-Saganash et Ellen Gabriel qui, d’une génération à l’autre, prouvent que le leadership autochtone est et à toujours été crucial à notre démocratie. Il y a également Mélissa Mollen-Dupuis et Widia Larivière qui ont fait s’embraser le mouvement Idle No More au Québec en utilisant le pouvoir des médias sociaux.

Je sais que ces personnes ont dû se battre plus dur qu’elles ne l’auraient dû pour parvenir là où elles sont. Alors que je m'assois pour rédiger cette annonce, tout ce que j’ai en tête, c’est ce sentiment que nous assistons à une page d’histoire autochtone en ce moment. Envisager les choses de manière historique permet aux allochtones du Canada de garder une distance confortable par rapport aux injustices faites aux autochtones. Pourtant, nous devons rappeler sans cesse que, si ces injustices prennent source à la fondation de ce pays et même avant, elles perdurent encore aujourd’hui.

Rien ne va changer tant et aussi longtemps que notre approche restera inchangée. Nous devons sortir de notre zone de confort. Nous devons réaliser que nous avons la chance d’être du bon côté de l’histoire maintenant et que cette chance nous échappe.

Ça fait maintenant deux ans que la Commission Vérité et Réconciliation s’est terminée, à Ottawa. Deux ans que l’on a demandé aux Canadiens et Canadiennes de confronter la brutalité et la discrimination raciales qui ont façonné notre histoire.

Nous ne pouvons pas demander aux communautés autochtones d’attendre encore. C’est pourquoi je m’engage à être chef d’un NPD qui prendra la décolonisation au sérieux et qui entamera immédiatement un dialogue nation à nation.

Cela signifie de mettre pleinement en oeuvre les principes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Cela signifie de respecter des droits autochtones et issus de traités, les droits inhérents et les sphères de compétence des Premières Nations. Cela signifie également de mettre fin aux poursuites en Cour fédérale qui vont à l’encontre de ce respect. Cela signifie de se conformer aux décisions du Tribunal canadien des droits de la personne et de mettre fin aux discriminations racistes concernant les services pour les enfants autochtones.

Finalement, je veux donner à chaque communauté autochtone tous les outils de sa réussite, sans qu’elles aient à batailler à chaque étape du processus. Je m’engage à investir dans l’apprentissage et la diffusion des langues, des arts et des cultures autochtones. Je m’engage également à mettre en oeuvre des réformes démocratiques qui favoriseront la représentation autochtone en politique.

Notre système d’oppression institutionnel et notre déconnection des communautés autochtones sont vieux de 150 ans. Nous ne pouvons pas nous permettre 150 autres années pour régler ces problèmes. Nous devons commencer dès aujourd’hui.