Politique

Les mesures en faveur de l’éducation post-secondaire

Les Canadiens et les Canadiennes ont pu constater l’effet dévastateur découlant de l’absence de collaboration du gouvernement fédéral en matière d’éducation post-secondaire. 

Les mesures en faveur de l’éducation post-secondaire

Quand Paul Martin a réduit de 4,6 milliards de dollars les transferts fédéraux aux provinces qui devaient être attribués à l’éducation, alors que le gouvernement avait enregistré des surplus sans précédent, il a affamé les institutions de savoir de notre pays qui en retour ont dû augmenter les frais de scolarité. Ce qui a engendré les problèmes d’endettement majeurs auxquels les étudiant.e.s doivent aujourd’hui faire face. De plus, malgré les traités que nous avons signés, près de 10 000 étudiant.e.s autochtones sont sur une liste d’attente pour avoir accès à une éducation post-secondaire.

En tant que premier ministre, Jagmeet Singh renversera la situation et exercera un leadership fédéral en matière d’éducation post-secondaire en créant une loi sur l’éducation post-secondaire. Cette loi : 

  • Restaurera le financement de l’éducation post-secondaire et s’assurera que cette dernière soit abordable et accessible pour tou.te.s les Canadien.ne.s en éliminant tous les frais de scolarité pour tous les programmes d’enseignement
  • Traitera des questions liées à l’endettement étudiant croissant, en éliminant les taux d’intérêts calculés par le gouvernement fédéral sur les prêts en souffrance. Ceci permettra aux étudiant.e.s d’investir dans notre économie en lançant de nouvelles entreprises, en achetant une maison ou en fondant une famille.
  • Prendra exemple sur la Loi canadienne sur la santé qui se base sur des principes d’universalité, d’accessibilité, d’intégralité, de gestion publique et de liberté d’expression
  • Mettra en place un nouveau financement qui portera le nom de Transfert pour l’éducation post-secondaire qui s’élèvera à 14,9 milliards de dollars et qui augmentera selon le nombre d’inscriptions dans les écoles, la croissance et l’inflation. Le financement des transferts pour l’éducation post-secondaire proviendra des fonds récupérés grâce à l’élimination des crédits d’impôt pour frais de scolarité, de la subvention canadienne pour l’emploi, des crédits d’impôt pour REEE, de l’intérêt payé en crédit d’impôt sur les prêts étudiants, et bien d’autres. 
  • Augmentera et maintiendra, selon les besoins, les subventions non remboursables destinées à soutenir les étudiant.e.s qui ne sont pas en mesure de subvenir à leurs besoins pendant leurs études post-secondaires, notamment en ce qui a trait au loyer, à la nourriture et aux manuels scolaires
  • Augmentera le financement et éliminera le plafond du Programme d’aide aux étudiants de niveaux post-secondaires pour les étudiant.e.s des Premières nations, notamment pour que ceux et celles qui sont sur des listes d’attente puissent fréquenter des établissements d’études post-secondaires de leur choix. De plus, ce programme devra respecter l’arrêt Daniels en vertu duquel les étudiants indiens non-inscrits et Métis doivent avoir accès au Programme d’aide aux étudiants de niveaux post-secondaire. 
  • Investira dans les formations pour les métiers spécialisés et dans l’éducation aux adultes
  • Restaurera et augmentera le financement pour les établissements d’études post-secondaires. Ainsi, nous nous assurerons de créer de bons emplois dans le secteur ce qui permettra d’endiguer le nombre croissant d’emplois précaires, temporaires, et en sous-traitance.

 

 

 

 

 

 

 

Puisque l’éducation post-secondaire relève de compétence provinciale, nous inviterons les provinces à instaurer un modèle de partage des coûts pour s’assurer que les transferts fédéraux destinés aux provinces pour les études post-secondaires éliminent les frais de scolarité tout en appuyant les investissements dédiés aux établissements d’enseignement post-secondaires. Ce qui veut dire que la province devra également investir pour avoir droit au financement fédéral. Ainsi, nous éviterons que les provinces fassent des coupures et qu’elles ne comptent que sur le financement en provenance du fédéral.

Pour des raisons historiques et culturelles, le Québec a eu soin de garder la mainmise sur l’éducation. Nous devons reconnaître et respecter ce droit. C’est pourquoi, si un gouvernement de Jagmeet Singh ne parvient pas à négocier une entente avec le gouvernement du Québec, il s’en remettra à la Déclaration de Sherbrooke et respectera son droit de retrait sans condition, avec pleine compensation financière, des programmes fédéraux relevant de sa compétence.